L’analyse psycho-organique

L’analyse psycho-organique a été créée par Paul Boyesen dans le courant des années 1970. Cette approche trouve ses fondements dans les psychanalyses freudienne et jungienne et dans l’approche psycho-corporelle, issue des recherches de W. Reich.

La parole, les émotions et les sensations sont écoutées et reliées, permettant une nouvelle compréhension de notre vécu, une émergence de nos souffrances, restées jusque là enfouies. Cette dynamique influe directement sur les connexions de nos cerveaux (reptilien, limbique et néocortex) qui se rétablissent progressivement, tout du moins pour celles qui étaient restées bloquées dans l’enfance.

Le corps, est la mémoire de notre passé. Nos souvenirs douloureux, nos angoisses, nos traumatismes sont refoulés dans l’inconscient et enregistrés dans le corps. L’analyse psycho-organique est à l’écoute de ce corps souffrant, qui est sous tension constante pour maintenir le refoulement des blessures de l’enfance. Le corps est tout autant que la parole, un révélateur, un témoin, un langage, qui est entendu et écouté par le thérapeute. Par la voie du souffle, de la respiration, du toucher, du mouvement, l’analyse psycho-organique favorise l’expression corporelle et la libération des nœuds émotionnels, permettant ainsi de retrouver son énergie vitale et de s’épanouir.

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La Thérapie émotionnelle

La thérapie émotionnelle est issue de courant tel que la thérapie primale, élaborée par Arthur Janov dans les années 1960-1970.

Tout comme l’analyse psycho-organique, l’organisme est considéré comme une unité psychophysique, le corps, les émotions et le cerveau sont reliés et c’est bien cette connexion qui favorise la résolution des problématiques rencontrées.

La thérapie émotionnelle vise à faire émerger les blessures, les traumatismes, les manques, les besoins de l’enfance qui sont à l’origine de toutes perturbations psychiques. Ces expériences négatives ont été refoulées parce que l’environnement familial, hostile ou insuffisamment bon, ne permettait pas leur expression. Les personnes qui vivent de telles expériences sont amenées à adopter des comportements qui sont éloignés de leur nature profonde et de leurs propres besoins. Ce processus de refoulement qualifié de névrose par Janov est à l’origine du « moi irréel ».

Les souffrances et les besoins insatisfaits refoulés continuent à agir dans le présent, amenant les personnes à avoir des comportements inadéquats, à ressentir un mal être qu’elles ne s’expliquent pas. Elles tentent de combler les manques de l’enfance par d’autres besoins sans cesse renouvelés, c’est une course sans fin.

La reconnexion avec leurs blessures, leurs besoins et leurs manques permet aux personnes de cesser la lutte, d’accepter ce qu’elles ont vécu et de vivre pleinement leur présent. Elles retrouvent ainsi leur nature profonde, leur moi réel.

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